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La justicia restaurativa en la ejecución penal: la capacidad empática de las personas presas

Julián Carlos Ríos Martín · 2021

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Résumé

Article de l'un des principaux promoteurs des rencontres restauratives dans les prisons espagnoles. Après un regard critique sur la souffrance que produit le système pénal, il recueille la voix de personnes condamnées à partir d'une recherche de l'université Comillas et examine si elles assument la responsabilité de l'infraction et si elles peuvent se mettre à la place de la victime, en distinguant regret, indifférence et mécanismes d'exculpation. Il analyse ensuite ce que devient cette empathie lors de rencontres en face à face. Utile aux facilitateurs et facilitatrices qui travaillent en milieu pénitentiaire ou sur des infractions graves.

Thèmes

Contenu

Sommaire et résumé par chapitre

De quoi il s'agit

L'article examine si les personnes condamnées qui purgent leur peine dans des prisons espagnoles peuvent assumer la responsabilité de l'infraction et se mettre à la place de la victime. Il part d'un regard critique sur la souffrance que génère le système pénal et présente la justice restaurative comme une voie qui complète la réponse punitive au stade de l'exécution. Le noyau empirique provient d'une recherche de l'Universidad Pontificia Comillas, avec un questionnaire envoyé à cinq mille personnes détenues, dont deux questions ouvertes sont analysées : l'une sur les sentiments envers la victime, l'autre sur ce qu'elles lui diraient si elles l'avaient en face d'elles. L'auteur classe les réponses en sentiments de regret, d'indifférence et mécanismes d'exculpation, et compare les résultats des deux questions. L'article s'adresse aux juristes, aux professionnels et professionnelles du milieu pénitentiaire et aux facilitateurs et facilitatrices qui travaillent sur des rencontres restauratives pour des infractions graves.

Table des matières commentée

  • 1. Introducción (Introduction). Expose que les rencontres restauratives au stade de l'application des peines peuvent répondre à des besoins de la victime et favoriser la responsabilisation de la personne qui a commis l'infraction. Annonce l'analyse des réponses de personnes détenues sur leur capacité de se mettre à la place de la victime.
  • 2. La necesidad de una mirada crítica al sistema penal (La nécessité d'un regard critique sur le système pénal). L'auteur situe sa réflexion dans son parcours d'avocat de la défense, de conseiller de personnes privées de liberté et d'enseignant. Soutient que connaître les dysfonctionnements du système et écouter celles et ceux qui le traversent est nécessaire pour évaluer sa légitimité.
  • 3. Ampliando perspectivas: La Justicia restaurativa (Élargir les perspectives : la justice restaurative). À partir de son expérience de médiation pénale et de rencontres liées à l'ETA, au GAL et à l'attentat du 11-M, décrit le lien que l'infraction crée entre la victime et la personne qui l'a causée. Présente la justice restaurative comme un second temps, postérieur à la réponse pénale, qui permet de reconnaître l'humanité des deux parties.
  • 4. La voz de los presos: ¿asumen su responsabilidad? (La voix des détenus : assument-ils leur responsabilité ?). Explique la recherche de Comillas sur l'exécution de la peine après les réformes de 2003, le questionnaire et l'échantillon obtenu. Détaille les deux questions analysées et le nombre de réponses à chacune.
  • 5. Los presos y la empatía (Les détenus et l'empathie). Analyse les réponses sur les sentiments envers la victime, regroupées en regret ou proximité (5.1), absence de sentiments ou indifférence (5.2) et mécanismes d'exculpation (5.3). Dans chaque groupe, distingue des sous-catégories comme la honte, la culpabilité, le repentir, le besoin de demander pardon, l'infraction sans victime ou la personne qui se perçoit comme victime.
  • 6. La empatía de los presos enfrentados cara a cara con la víctima (L'empathie des détenus confrontés face à face à la victime). Examine ce que diraient les personnes condamnées si elles avaient la victime devant elles, avec des sections sur le regret et la proximité (6.1) et l'absence de sentiments (6.2). Compare les pourcentages avec la question précédente et observe une forte baisse de l'exculpation.
  • 7. Conclusiones (Conclusions). Résume huit conclusions sur la capacité émotionnelle des personnes détenues, la place réduite que la procédure pénale accorde aux sentiments et la nécessité de programmes restauratifs. Met aussi en garde contre les erreurs judiciaires et le recours excessif à l'emprisonnement.
  • 8. Bibliografía (Bibliographie). Réunit les ouvrages cités sur le droit pénal, la prison et la justice restaurative.
  • 9. Prensa (Presse). Liste un entretien et un article de presse cités dans le texte.

Idées centrales

  • L'infraction comme la gestion étatique de l'infraction impliquent de la violence, et un regard critique sur le système pénal est une condition pour apprécier sa légitimité.
  • L'infraction laisse la victime et la personne auteure de l'infraction liées ; la justice restaurative offre un espace où toutes deux peuvent se reconnaître puis se séparer.
  • La réponse pénale est un premier pas nécessaire mais insuffisant ; la recherche de paix et de sens requiert d'autres instruments.
  • Dans l'étude, 46 % des personnes qui ont répondu ont exprimé du regret ou de la proximité envers la victime, 40 % ont recouru à des exculpations et 12 % ont montré de l'indifférence.
  • Dans les infractions contre la santé publique, beaucoup de personnes condamnées ne reconnaissent pas de victime concrète, sauf lorsqu'elles pensent à leurs enfants ou voient le mal que causent les drogues en prison.
  • Lorsqu'elles imaginent la victime en face d'elles, le regret se maintient à des niveaux similaires, mais l'exculpation passe de 40 % à 15,5 % et l'indifférence diminue également.
  • La procédure pénale et la vie carcérale ne laissent presque aucune place pour exprimer la culpabilité, demander pardon ou réparer ; des mécanismes qui canalisent ces émotions sont donc nécessaires.
  • Le développement de l'empathie bénéficie à la victime, à la personne auteure de l'infraction et à la société, et devrait orienter la révision des lois et des pratiques policières, judiciaires et pénitentiaires.

À quoi cela sert dans la pratique

  • Quels sentiments envers la victime peuvent apparaître chez des personnes qui purgent une peine, et comment les distingue-t-on entre eux ?
  • Quelles formes d'exculpation se présentent habituellement, et que faut-il avoir à l'esprit en préparant une rencontre restaurative avec la personne qui les exprime ?
  • Comment la disposition d'une personne condamnée change-t-elle lorsqu'on l'invite à penser à la victime comme à quelqu'un de concret ?
  • Comment aborder la responsabilisation dans des infractions sans victime identifiable, comme les infractions contre la santé publique ?
  • Quels arguments la recherche fournit-elle pour promouvoir des programmes restauratifs au stade de l'application des peines ?

Termes clés

justice restaurative, application des peines, personnes détenues, empathie, responsabilisation, repentir, culpabilité, demande de pardon, réparation du dommage, mécanismes d'exculpation, infraction sans victime, rencontres restauratives, médiation pénale, réinsertion sociale, système pénitentiaire

Utilisée sur le campus

Informations

Auteurs et autrices
Ríos Martín, Julián Carlos
Année
2021
Éditeur ou source
Revista de Derecho Penal y Criminología (UNED), 3.ª época, n.º 26, pp. 177-202
Type
Article
Langue
Espagnol
Juridiction
España
Licence
CC BY-NC-ND
DOI
10.5944/rdpc.26.2021.30756

Citer cette œuvre

APA 7

Ríos Martín, J. C. (2021). La justicia restaurativa en la ejecución penal: la capacidad empática de las personas presas. Revista de Derecho Penal y Criminología (UNED), 3.ª época, n.º 26, pp. 177-202. https://doi.org/10.5944/rdpc.26.2021.30756